Ouep Blackye, depuis 2 ans, deux ans :) Ma santé mentale s'est nettement dégradée depuis ! nadine - lun 22 fév 10- 18:49
Tu tend une perche pour te faire battre là... Mais restons galant. Je savais pas que tu étais si jeune Elric ! Ouraz - lun 22 fév 10- 20:06
J'ai été élevé aux hormones de chauve souris. Elric des Dragons - mar 23 fév 10- 10:42
Galiel Asmodeus>@Elric des DragonsJe passais dans le coin, j'ai vu la lumière de la Batcave allumée alors j'viens passer un ptit bonsoir! ^^
bon rétablissement! mets-toi au régime Winnie L'Ourson: miel à toutes les sauces et à tous les repas! (si si ça marche bien tu verras! ;)
@pluche! ^^
Ouais, bon rétablissement Elric ! Pit - sam 30 jan 10- 15:39
Repose toi bien Elric ! Dirty Cat - dim 31 jan 10- 20:24
Pareille, soigne toi bien ! Ouraz - mar 2 fév 10- 19:23
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L'édito d'Elric
Souffler le chaud et le froid
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué (et vous me vexeriez, alors dîtes que vous l’avez remarqué et que ça vous a affligé), mais Février a été vierge de tout édito. Il faut dire, qui se soucie de Février, un mois qui n’est pas franchement un mois avec ces vingt huit malheureux jours au compteur, vingt neuf à chaque Olympiade d’été ? Un mois qui ne vit que pour les vacances scolaires qu’il propose aux gosses, et cette année, des jeux Olympiques qui ont montré une fois de plus que les Français ne sont là que pour faire de la figuration et de temps faire chier comme un morpion trop entreprenant en choppant une médaille d’or qui est jolie mais dont en définitive, on s’en fout. A moins que cela aide les chômeurs à trouver de l’espoir et un boulot, ce dont je doute tout de même un peu (c’est pas à ça que sert le sport à la télé ? Rappeler aux pauvres qu’ils peuvent oublier leur problème le temps de deux mi-temps ou d’une descente de slalom géant ?).
D’ailleurs, notre Metalleux n’a pas gardé un souvenir impérissable de son séjour en ski. Pourtant, il s’était juré de ne pas risquer sa peau sur le surf, il s’était en revanche promis de profiter de toutes les distractions que lui offrait la station.
Son appartement ? Une espèce de collocation à cinq potes, tous des metalleux, bien sûr. Sur la brochure, il était marqué soixante dix m², bien aéré, avec une superbe vue sur le panorama. La publicité était comme d’habitude mensongère : la location était plus proche du quarante mètre carré que du soixante dix, mais vu la construction labyrinthique du truc, ça pouvait faire illusion. L’aération résidait en une fenêtre qui donnait juste sur l’évacuation d’une cuisine où l’on avait une passion particulière pour le chou fermenté et la vue panoramique donnait sur une construction en béton qui déformait complètement le paysage. Bien sûr, il fallait compter un supplément pour les charge, dont l’eau chaude (après discussion, il a été décidé, pour ne pas grêler le budget bière, qu’ils prendront tous une douche collective la veille du départ. On ne rigole pas avec le budget bière). Et le « à quinze minute des pistes » se transformait en « à quinze minutes des pistes à vol d’oiseau en passant par un ravin mortel pauvre con », soit, grosso merdo, une heure de trajet en bus.
Mais notre Metalleux à nous, celui qui s’est fait tatouer le logo de Metalship sur l’épaule, percé d’une flèche, un soir de beuverie, avec marqué « pour Germaine pour la vie » en vue d’épater Florence, sa petite amie, pour la St Valentin (et qui s’est fait plaquer en beauté parce qu’effectivement, Florence a été grandement épatée par sa connerie…), s’en fout du ski. Lui, il vient à la montagne pour se remplir la panse de matière grasse. Cela devenait un besoin vital depuis que sa mère a décidé de le mettre au régime végétalien pour soigner son karma défectueux, maltraité par les atrocités du black metal. Lui, ce qu’il aime, c’est les crêpes au Nutella au petit déjeuner, le doner kebab au déjeuner (en plusieurs exemplaires) et les fondues, les raclettes, les tartiflettes au dîner, avec suffisamment de bière pour faciliter la digestion.
Bref, des vacances peinardes, mais qui se sont mal terminées tout de même. En effet, l’élément de base du Metalleux, outre la canette de bière, merci de le faire remarquer, c’est le lecteur mp3, indispensable pour tenir dans les transports en commun, en cours, face à la foule, pour avoir sa dose minimale de musique qui arrache les tympans. Mais le problème, c’est que notre ami Metalleux adore chanter. Faux en plus. Mais sur du death, ça va, ça ne se remarque pas trop. Aussi, en se baladant, il s’est mis à hurler « Slowlyyyyyyyyyyyyyyy we roooooooooooooooooooooooooooooooot ». Alors qu’il y a des montagnes enneigées partout et un risque d’avalanche de 3. A l’heure qu’il est les corps des gamins partis en colonie n’ont pas encore été tous retrouvés. On soupçonne des ours ou des loups d’avoir volé certains cadavres. Autant dire que notre ami Metalleux a fait profil bas tout le reste du séjour…
Puis arrive mars. Avec ses giboulée. Comme quoi, aucun mois n’est parfait. Mais notre Metalleux, de retour chez lui, se sent mieux ; Le soleil le vivifie, les premières pâquerettes le mettent en émoi. En plus, il bourgeonne (d’accord, ça c’est nettement moins amusant, surtout quand il faut nettoyer le miroir après avoir explosé les boutons…).
Là, il fait de longues promenades dans la campagne. Il respire. Il peut aussi chanter sans provoquer le moindre accident (quoiqu’il a réussi à faire tourner une cuve de 1000 litres de lait frais…). Et surtout, il se met à chercher les pissenlits. C’est bon les pissenlits, surtout avec un filet de vinaigre balsamique. Puis comme sa mère l’oblige à un régime végétalien, autant en profiter, ça change agréablement des endives.
Muni de son mp3, d’un sac plastique et d’un opinel, il parcourt les champs, rampant presque au sol pour trouver les plus petits pissenlits, ceux qui sont les plus fins, les meilleurs quoi. A quatre pattes, il inspecte chaque centimètre carré de terrain, soulevant des feuilles mortes qui traînaient par là pour voir s’il n’y a pas de trésor dessous. Il est couvert de boue, mais il s’en moque. Le pissenlit, c’est comme les champignons en automne. Ça se mérite.
Il sait déjà quel disque il se passera devant son saladier : un album de Green Carnation. Histoire d’être dans le bon ton. Le gueuleton de luxe qu’il va se faire !
Il remarque alors que cela s’assombrit au-dessus de lui, un gros nuage doit passer, il est dans l’ombre. Mais il n’a jamais entendu un nuage faire « meuh ». Il lève les yeux, inquiet, ne sachant pas si un taureau fait « meuh » avant de charger ou non.
Et il se retrouve dans le noir, les narines envahies par une odeur méthanique. Il hurle, avale un peu de bouse. Il hurle de plus belle en recrachant et vomissant ce qu’il peut. Saleté de vache ! Mais ça ne va pas la tête de laisser paître des vaches dans un pré plein de pissenlits ?!? Il devrait faire un procès à ces fermiers à la con ! Mais c’est vrai, quoi ! Quelle horreur ! Il s’essuie les yeux. Il découvre marguerite. Une charolaise bien mignonne, qui le regarde avec un air bovin (logique), tout en ruminant. Elle pousse un « meuh » interloqué en le voyant devenir rouge sous le noir de la bouse qui lui recouvre la tête. Et là, c’est l’escalade de la violence. Green Carnation ? Mon cul oui ! C’est Carcass qu’il va se taper ce soir, avec un steak prélevé directement sur l’animal ! Il saute sur la vache, plante son opinel dans le flanc en criant « die, cow, die ! », il répète l’opération autant de fois que nécessaire tandis que la vache se livre au rodéo du désespoir. C’est beau, c’est épique, c’est surtout très sanglant… Mais contre toute attente, on assiste à la suprématie du Metalleux fou de rage face à l’animal. Il repart en courant, abandonnant les pissenlits, un gros morceau de barbaque serré contre lui. Il rentre et place la viande au frigo. Il va se doucher. Sa mère lui rappelle que ce soir, c’est potée « endive carotte ». Il lui répond que l’endive, elle peut se la carrer dans le fondement, ça lui rappellera l’époque ou papa n’avait pas besoin de viagra (oui, notre Metalleux est pire que moi… pas bien…). Sa mère s’en va en larmes, non sans l’avoir copieusement maudit (merde, c’est vrai quoi, progéniture indigne !).
Et il a la viande dans son assiette. Juste bleue. Un bonheur. Un goût suave, c’est le pied total. Manque de pot, la vache était malade et la première malédiction de sa mère frappe notre ami Metalleux de plein fouet « puisses-tu avoir une colique qui te tienne réveillé toute la nuit ! ». Et là, il prend peur pour le reste…
Bref, chaque mois a ses avantages et ses inconvénients. Et là, on vient de frapper à la porte. L’inconvénient de l’imagination : les créations viennent de temps en temps voir leur créateur pour mettre les points sur les i… Misère…
Mois de janvier
Edito du mois de janvier – les résolutions métalliques…
Depuis quelques jours, on a passé une date fatidique pour l’année 2009. St Sylvestre est un sacré psychopathe, il a déjà causé la fin d’un nombre conséquent d’années (comme quoi on peut être un saint et un parfait psychopathe, acclamé aussi bien par les présidents qui font des vœux à la con que par des flics qui en profitent pour se mettre une murge légale). Bref, on est rentré de plain-pied dans 2010, avec un excédent brut de quelques 79 millions de doses de vaccins contre la grippe A et une furieuse envie de partager sur Arte quelques moments de burlesque en suivant la rétrospective sur Charlie Chaplin.
Mais à chaque nouvelle année, ça ne rate pas, les médias nous disent qu’il faut prendre de bonnes résolutions et en mettent quelques exemples en direct-à-l’emploi : arrêter de fumer, de boire, de congeler des bébés ou de voter Sarkozy. Quand c’est la famille qui s’en mêle, c’est encore pire : obtenir son bac avec une moyenne de 18/20, arrêter d’écouter une musique de dégénéré ou pire : arrêter de fumer (celui-là, il revient dans 95% des cas et c’est jamais une résolution à prendre, mais un ordre déguisé).
Aussi, notre ami metalleux, celui qui s’est changé en Père Noël pour son quartier, décide de suivre cette mode de début d’année, imaginée par des types imbus d’eux-mêmes qui cherchaient à transformer d’autres personnes en avatar de leur perfection. Aussi il se penche sérieusement sur la question. Si ça carbure sec dans sa caboche, le prix Nobel risque d’être encore loin. Il pense à sa famille et décide de jouer sur leur bien être. Pour montrer sa bonne volonté, il vire toutes les bouteilles d’alcool. Même le gros rouge destiné à faire une sauce ; le rôti sera bouffé sec. Il écrase ses paquets de cigarettes dans un étau, et on assiste à une pluie de brins de tabac qui vient former un tas informe au sol de son établi tandis que les cylindres de papier sont éventrés sans pitié.
Puis arrive la question de la musique. Ses parents, sa famille lui a fait comprendre qu’il écoutait une musique de sauvage dont le seul but est de faire du bruit et que c’est un signe de connerie flagrante que de s’arrêter à un groupe où tous les morceaux commencent immanquablement par un hurlement barbare ou sur d’autres où le batteur ne sait que jouer des blast beats à la chaîne. Il comprend. Il a l’illumination (et encore trois grammes dans le sang) et vide son disque dur de tous les mp3. Pour être certain de ne pas retomber dedans, il formate son disque dur dans la foulée. Puis ses disques suivent la carcasse du homard dans la poubelle et il s’écoute en boucle le dernier Julien Doré qu’on lui a offert pour ses étrennes. Entre-temps, il s’est coupé les cheveux dans la salle de bain. Le résultat, c’est une coupe émo, mais il n’en a cure : il a compris que le metal n’était pas le bien, que ça ne le menait à rien, sinon de paraître de plus en plus en marge de la société, vide de sens et d’avenir, une raclure, un moins que rien, un chômeur en puissance, un clochard en devenir (ça calme, hein ?). Et il trouve que Julien Doré, c’est du vrai rock. Couillu, original, jouissif.
Et ça dure comme ça pendant quelques jours. Outre Julien Doré, il se lance à fond dans les Pussycat Dolls (les Madonna modernes) ainsi que dans Bénabar (de quoi enterrer Jacques Brel définitivement). Puis il se regarde un beau matin dans le miroir. Il ne comprend pas ce qu’il se passe. Il se sent seul, ses anciens potes lui manquent. Pire, pourquoi la mélodie de Run To The Hills lui trotte-t-elle dans la tête ? Et surtout, pourquoi crie-t-il avec Bruce Dickinson ? Pourquoi tape-t-il la mesure sur le lavabo puisqu’il a compris que le metal ne le mènerait à rien dans la vie ?
Et la réponse lui arrive, cinglante. Vous pouvez imaginer que c’est son reflet qui lui a parlé, ça met une dose de fantastique, ce qui n’est pas plus mal, mais c’est pas une obligation : ça lui manque parce qu’il aime ça, pardi ! Parce que c’est la musique qui lui parle, parce que sans être un besoin, c’est plus dans ses goûts, c’est tout simplement un style qui lui correspond. Là, sa haine pour ses parents remonte à la surface. Il fonce au garage et essaye de récupérer une clope parmi les restes, mais il n’y en a pas d’entière. Alors il récupère la vieille pipe en écume de son grand père et entend bien la bourrer au maximum. La première bouffée est douloureuse. Puis il veut boire, mais il n’y a même plus de gros rouge. Merde alors ! Il prend une rasade d’eau de Cologne en réprimant une grimace de dégoût. Pour le coup, il se dit qu’il ne risque pas de reprendre d’alcool fort pendant au moins trois ou quatre ans. Puis il remonte à la salle de bain pour se passer du gel dans les cheveux. Il ne ressemble plus à un émo, mais juste à un Nikki Sixx qui aurait les cheveux courts et coiffés normalement. A un émo ?!? Ok… Puis il s’en va au Leclerc du coin acheter tout les disques de metal (il y en a quelques uns, heureusement) et se fait une réserve de bière. Il paye, s’en va et une fois chez lui, il téléphone à ses parents pour leur dire qu’ils n’ont pas à décider de ce qu’il doit écouter ou non, qu’il les emmerde et que s’ils ne sont pas content, c’est le même prix. Il raccroche content de lui et s’en va s’écouter un bon vieux Iron Maiden des familles.
Bref, vous l’aurez compris, s’il y a une résolution à prendre, c’est de rester soi-même. Si évolution il doit y avoir, elle doit être naturelle et non pas venir d’une décision prise complètement bourré. Et là, je me dis qu’il vaut mieux que cet édito prenne fin avant de devenir complètement surréaliste. Bonne année à tous !
Mois de décembre – un faux conte de noël metalleux.
Décembre, les gamins adorent. Parce que déjà, ils ont des vacances un peu plus d’un mois après celles de la Toussaint pendant lesquelles ils se sont fait chier devant la tombe d’un arrière-grand-père qui aurait été un héros de la guerre d’Algérie (mort après s’être planté le poinçon dans l’artère fémorale en arrachant l’œil d’un prisonnier auquel il tentait en même temps d’arracher des confessions). Puis surtout, c’est Noël, quoi, merde. L’occasion d’avoir des cadeaux, du pognon, même de personnes que l’on voit une fois l’an… à Noël justement. Bref, la magie du moment, dans une hypocrisie totale et affligeante.
Et au milieu de tout ça, il y a notre ami le metalleux (mais siiiiiiii, celui qui a dépensé 450€ sur Ebay pour un seul disque, vous le remettez ?) qui, malgré sa veste patchée et sa ceinture cartouchière, croit en cette fête. Idéaliste, il sait que l’amour est possible durant cette fête, l’amour véritable, la paix entre les hommes au milieu de l’alcool qui coule à flots (le seul moyen pour faire comprendre à des hommes d’Etat que devant l’ivresse, ils sont égaux dans leurs vomissures).
Et notre metalleux a une idée géniale : pourquoi ne se transforme-t-il pas en Père Noël pour une nuit (et ça tombe bien, ça tombe pile poil une nuit par an, ce truc !). Trouver le costume n’est pas un problème, la barbe postiche non plus. En revanche, trouver un oreiller ou un coussin qui lui donne une bonne petite bedaine sans le faire paraître obèse est une autre paire de manche, aussi notre ami fini-t-il par opter pour l’option « j’ai qu’à dire qu’avec la Crise, ça a été dur pour tout le monde ». Pour le traîneau, il récupère une vieille carriole chez son grand-père. Avec lui, il bricole un système infaillible, pour être aussi bien à l’aise sur bitume que sur neige : en adaptant de vieux skis de fond avec un système de leviers et de poulies tellement compliqué que le mode d’emploi a du être écrit en japonais pour être compréhensible du commun des mortels.
Le souci provient des rennes. En effet, ce cervidé est prolifique dans les contrées scandinaves, mais pour ce qui est de la France, c’est tintin, comme dirait Milou. Des cerfs ? Cette bête magnifique est bien trop timide et majestueuse pour faire office d’animal de trait. Et surtout, notre ami metalleux se souvient avec émotion de sa crise de nerf, à dix ans, quand il a su qu’il venait de bouffer de la biche aux airelles à un Noël (décidément, quelle date de merde…). Bref, il a recours à la dernière solution qu’il pense être la meilleure. Plutôt que de demander à son pote Robert ses huskies (et par la même occasion, son traîneau à roulettes qui sert pour les entraînements à la compétition…), il fait appel à ses amis Hell’s Angels pour le tracter à l’aide de leur Harley. Bon point pour le metalleux : comme les rennes du Père Noël, les motards ont le nez rouge, mais eux, ça provient de l’alcool.
Il emballe du mieux qu’il le peut les jouets achetés pour les enfants de son quartier. Avec ses gros doigts, c’est pas évident, surtout que depuis qu’il s’est mis à la batterie, ils sont recouverts d’ampoules qui ont une fâcheuse tendance à suppurer. Après de nombreux essais infructueux, une crise de nerfs et le défonçage en règle d’un Action Man qui le regardait avec une espèce de suffisance énervante, il décide de tout mettre tel quel dans la carriole. Les gamins n’auront qu’à choisir et puis merde pour le dernier gosse de la rue, il aura droit à un sourire du Père Noël, c’est déjà ça.
Dehors, les motards font tourner une bouteille de Jack Daniels pour se réchauffer et pour oublier le ridicule accoutrement vert qu’ils sont obligés de porter. Les lutins aussi sont de la fête ! Et la tournée peut commencer.
OH OH OH !
Enfin, plutôt Oh… Oh. Oh ! vu la façon dont il se fait accueillir à chaque porte. Il y a même une jeune femme dont le mari est pompier en service ce soir là qui lui donne tous les cadeaux pour leur bébé, terrifiée par les Hell’s Angels qui la reluquent d’un air appréciateur, juchés sur leurs motos, mal rasés, les cheveux gras et l’œil salace (quand il n’est pas trop injecté). Là, notre metalleux se demande où il a fait une connerie. Puis la réponse lui arrive comme un boomerang en pleine face : il a oublié de prévenir son quartier qu’il allait faire une tournée un peu spéciale pour marquer l’événement (on a déjà remarqué qu’il n’était pas un pro de l’organisation) ! Bref, il s’apprête à dire à ses potes que c’est bon, c’est fini, on rentre boire un coup pour se réchauffer parce que mine de rien, dans ce costume à la con, on se gèle royalement les miches, quand un évènement imprévu se produit.
La magie de Noël voudrait qu’il voit à ce moment-là une petite orpheline qui vend des allumettes craquer ses dernières pour se réchauffer un peu (rigolez pas, Hans Christian Andersen était un monstre ! C’est d’une tristesse ce conte…) et il la sauve de son funeste destin (Hans Christian Andersen n’avait décidément pas l’imagination fantaisiste dont je fais parfois preuve). Là, on assiste plutôt aux méfaits de l’alcool sur les motards qui décident de faire un rodéo dans les rues. Là, notre ami metalleux devient blanc, lâche un petit pipi sous l’effet de la peur et se sert de son système de leviers et de poulies pour faire descendre les skis qui raclent méchamment le bitume. Mais si ça ralentit un peu la carriole, ce sont surtout les vieux câbles qui la maintenaient aux motos qui cèdent et le traîneau improvisé fonce dans la descente. Notre metalleux se demande ce que ferait Tom Cruise dans pareille situation. La réponse lui semble tellement évidente (il rédigerait un testament pour la scientologie en pissant comme s’il avait bu dix litres de bière) qu’il passe automatiquement à Chuck Norris dans sa tête. Mais n’étant pas forcément très courageux, il n’a pas envie de sauter devant cet engin de malheur pour le stopper avant qu’il y ait un accident. Et pourtant, il risque d’y en avoir un, vu qu’il arrive au carrefour et que le feu est rouge. Et manque de pot, il y a de la circulation (mais c’est quoi ces connards qui ne fêtent pas Noël, se dit-il avant de fermer les yeux). Il y a un grand choc et il se sent décoller. Il n’ouvre pas les yeux, persuadé qu’il va être pulvérisé lors de son contact avec le sol (et pourquoi ne pas avoir pris ce putain d’oreiller ?), mais il tombe dans un container poubelle ouvert. Ça pue, mais il est en un morceau, vu qu’il arrive sans peine à se relever. Mais il aurait préféré mourir : il a heurté un fourgon de CRS et vu les matraques brandies, ils ne sont pas content.
Dans sa cellule, plus tard, notre metalleux est pris à partie par d’autres détenus : il tousse et éternue comme s’il allait crever : il a en plus choppé la grippe A. Là, il se dit, que l’année prochaine, ce ne sera pas No-Hell sur terre, plutôt l’inverse.
Bonne fêtes à tous (rhooooo hypocrite !) !
Mois d'octobre : le metalleux en concert partie 1
Vous avez tous déjà certainement assisté à un concert de metal (je précise, parce que Chantal Goya quand vous étiez petit, ça ne compte pas !) et vous avez certainement du faire quelques rencontres étonnantes, voire ahurissantes. Il est vrai que souvent ce genre d’évènement déplace quelques spécimens qui sortent d’une espèce de Freaks mental et qui rendent ces moments absolument inoubliables (hélas…).
Celui que tout le monde déteste, c’est le Gros Con. Il se reconnaît de loin parce qu’il est souvent imposant physiquement, avec des muscles proéminents, comme son ventre, mais là, c’est la bière. Ses cheveux sont parfois rasés, parfois c’est une crinière qui semble avoir été trempée dans l’huile de vidange d’une deux CV arthritique (me demandez pas à quoi on reconnaît ce détail). Il porte une veste en jean aux manches déchirées, mais recouverts de patches divers et variés : Morbid Angel, Napalm Death, Obituary, Nicorette (oups ! pardon, ça, c’est sur le bras !). Et en général, il se déplace en meute et ses potes sont tout aussi imposants. Dehors, ils se font remarquer en faisant un sort à deux packs de Kronenbourg en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire (limite t’as l’impression qu’ils arrachent le goulot avec les dents et qu’ils font glisser le liquide dans leur gorge, clope comprise). Une fois à l’intérieur, ça se corse. Si le groupe qui joue est un apôtre de la violence, ils vont créer un pogo qui va dégénérer en jeu de massacre. Quand c’est un groupe de heavy mélodique (oui, le Gros Con aime tous les concerts), il va aussi créer des pogos meurtriers, mais à chaque moment d’accalmie, il va faire chier son monde en hurlant Napaaaaaaaaaaaaalm Deeeeeeeeeeath ! Imaginez à présent le mec courageux, fan de Nightwish qui va hurler Niiiiiiiiiiiiightwiiiiiiiiiish au milieu d’une troupe de malabars à un concert de Napalm Death ? Les cimetières sont pleins de ces gars là.
Un autre type emmerdant, c’est le Bien Pensant. Il semble tourner en rond et il ne peut s’empêcher de jouer les moralisateurs « fumer c’est pas bien, surtout dans la salle » ou « fumer des cigarettes qui font rire, c’est pas bien, surtout dans la salle » ou encore « boire son Jack Daniels cul-sec c’est pas bien, surtout dans la salle et sans en passer aux autres » voire aussi « se faire une piqûre de drogue, c’est pas bien, surtout dans la salle, les toilettes sont plus loin ». Néanmoins, c’est le seul qui ose aller s’attaquer de front au Gros Con. Même si en général, l’issue est toute trouvée « c’est pas bien de me pisser dessus, mais comme t’es balèze, ne te gêne surtout pas ! »
Celui que les mecs n’aiment pas, c’est le Dragueur. Le problème, c’est qu’il s’agit souvent d’un mec introverti qui a fait une sacrée consommation de substances diverses avant de venir accoster. Ainsi, son haleine est une espèce de mélange entre un cannabis coupé au pneu de camion, de bière, un soupçon de whisky et de chewing gum à la menthe pour rafraîchir l’ensemble. Tant qu’il est sobre, son discours est simple et structuré. Mais comme il n’arrive pas à se lancer à la quête de la foufoune en chaleur dans cet état, il se prend une mine sévère avant de se jeter corps perdu dans la bataille. Donc ses textes soigneusement préparés deviennent soit incohérents « et qu’est-ce qu’un concert comme toi fiche à une fille pareille ?!? » soit totalement désabusés « j’parie que t’es une groupie qui vient pour se faire sauter par un musiciens. Toutes des saaaaaaaalopes ! C’est pas pasque la basse est le plus gros symbole phallique des metalleux que c’est eux qui fourrent le mieux, ils compensent ! Oui madame ! » Et pour lui, la situation dégénère automatiquement quand il confond une charmante demoiselle avec un Gros Con. Ou pire, avec la copine du Gros Con.
Puis au milieu de tous, on retrouve une figure que l’on apprécie. Et en général, c’est le Père qui amène sa progéniture à leur premier concert et qui a les yeux humides, qui brillent. La nostalgie s’est emparée de lui, elle en fait un homme plus jeune ; pour préparer l’évènement, il a ressorti son vieux perfecto qui avait fait les concerts de Venom à la grande époque (pour vous dire à quel point c’est vieux !). Ce perfecto, il a été dégusté en parti par les mites, le type rentre à peine dedans, sa chevelure est devenue poivre et sel et il se dégarnit. Sa longueur n’est plus qu’un lointain souvenir et il explique tout à ses enfants qui écoutent, fascinés. « Vous voyez, là, c’est Yepman. Ce monsieur, il vient voir si le micro du chanteur fonctionne et il va dire yep. Et regardez, écoutez cette foule lui faire une standing ovation ! C’est du délire, c’est grand, c’est ça l’esprit du metal, du vrai, du fort, de l’unique metal » Bien entendu, il y a le Bien Pensant qui débarque pour lui dire que « la pédophilie c’est pas bien, surtout dans la salle » et qui s’en va, le pantalon humide d’une urine qui n’est pas la sienne. Puis une bagarre générale éclate. A cause du Dragueur, évidemment, qui a voulu embrasser la copine de Gros Con numéro un. Et là, les enfants assistent dépités à une transformation de leur Père qui fait passer celle de Hulk pour des simagrées de fillette. Il se met en effet à hurler « bastooooooooooooooooon » et se jette dans la mêlée. Les gosses, eux, comprennent que leur Père était avant cela un Gros Con et qu’il leur a peut-être transmis ses gènes déficients… Une jeunesse qui perd son innocence, un foyer irrémédiablement brisé.
Puis évidemment, il y a le groupe principal, la tête d’affiche, celui pour lequel on a payé sa place (allant parfois jusqu’à prostituer un membre de sa famille pour ça). Le chanteur n’est pas toujours le leader. Y a une différence de taille entre un leader et un frontman. Et on s’en rend parfaitement compte quand le chanteur annonce que la veille ils étaient à Lyon et que le public était une vrai chiasse… alors qu’il est devant le parterre du Transbo, face une foule médusée. Le leader, c’est celui qui mord son instrument pour ne pas étrangler le chanteur. Ah ! ces Américains et leur nullité en géographie !
Bref, un concert est souvent un moment unique dans la vie d’un metalhead. Quand toute cette faune se croise, le moment a toutes les chances de devenir tout simplement inoubliable et de laisser des souvenirs pleins les yeux... jusqu’à vouloir se les crever. Et comme le chantait Deep Purple : when a blind man criiiiiies…
***
Mois d'octobre : le metalleux face à son achat
Quand on achète un disque, on a le choix de l'endroit ou du moyen. Dans certaines villes, ce choix est restreint. Dans les contrées les plus reculées de France, où internet ne parvient pas jusqu'aux foyers les plus paumés, là, c'est différents, mais les gosses font preuve de beaucoup d'imagination. Et si le gosse n'a pas d'imagination il lui reste la scierie du coin pour se figurer un concert de W.A.S.P (flagrant quand un mec glisse sous la scie). Bref, autant de comportements sociaux et asociaux qui font du metalleux un être à part, parfois attachant et parfois détestable.
Prenons l'exemple de celui qui commet toujours la connerie impardonnable de dépenser en moyenne trois euros de plus par disque en allant à la Fnac. Déjà le pauvre, il tourne en rond pendant trois quart d'heure. Pourtant, il sait très bien qu'il a vu le rayon quelques semaines plus tôt, qu'il était même flagrant. Il ne pige pas pourquoi d'autres rayons se sont agrandis et cela lui tombe dessus comme une révélation : le coin du metal est vraiment devenu un coin. Une étagère d'angle avec au maximum quarante skeuds différents (avec quelques doubles). S'il n'a pas internet, s'il ne lit pas la presse spécialisée et s'il est foutument débile, il aura l'impression d'être face à un Eldorado. Mais s'il a un peu de jugeote, il soupir de tristesse face à ce dénigrement volontaire de son art. Là, il cherche le dernier Gorgoroth sans arriver à mettre la main dessus. Il va voir le vendeur, qui le regarde avec de grands yeux et qui lui réponds "désolé, ma spécialité, c'est le rap". L'acheteur est contrit. Il demande qui fait la mise en rayon et si cette personne est là. Et là, stupéfait, blessé dans sa chair, il apprend que c'est le vendeur dont la spécialité est le rap qui contrôle ce rayon ! Et de repartir avec un album de Cradle Of Filth qui était mis particulièrement en avant.
A partir de là, il passe à la caisse. Là, la caissière regarde le disque, regarde l'ami metalleux, jette un autre oeil sur le disque et demande avec un ton lourd de reproche "vous avez la carte du magasin ?". Là, notre metalleux balbutie que nom, il rougit et avoue avoir acheté ce disque pour l'anniversaire d'un ami qui manque singulièrement de goût et de bon sens. Mais il sait en même temps qu'il manque sacrément de crédibilité avec sa crinière ondulée et surtout, son t-shirt Marduk "Fuck Me Jesus"...
S'il décide de partir sans payer mais avec son trophée gagné à la sueur de sa honte, le metalleux est parfois plus ingénieux que le moyenne des mortelles. Il choisit une cible d'apparence innocente, comme une petite vieille qui distribue des bonbons. Pourquoi elle ? Il ne saurait le dire, l'instinct très certainement. Il glisse un film porno, deux disques de raï et le dernier Resident Evil dans le sac grand ouvert de la victime et la suit ensuite de très prêt. Là, elle sort sans rien avoir acheté et il passe les portes de sécurités un peu derrière elle. Et comme il se doit, ça sonne. Les vigiles ouvrent le sac de la vieille et sifflent d'admiration devant "Rocco et ses Soeurs". Ne soldez pas grand mère, elle brosse encore ! Notre metalleux est à l'abri, près des portes automatiques. il se retourne et crie que "c'est un scandale si nos vieux sont obligés de voler en France pour vivre. Président du pouvoir d'achat ? Mon cul oui !" Et en temps que descendant du mouvement punk, de joindre le geste à la parole. Le disque tombe de la poche intérieure de son blouson, tandis qu'un vigile sort paniqué un couteau de boucher du sac de la vieille. Mais ça, c'est une autre histoire.
Après cette victoire limite mais essentielle sur la Fnac, notre metalleux décide de faire ses achats sur le web. Il commence par E-bay. Là, il voit un disque de Morgoth mis aux enchères. Bordel de balai à chiotte ! C'est celui qui lui manque ! Enfin, l'un de ceux qui lui manque. Il place une enchère et voit qu'il faut attendre la fin de la semaine pour savoir s'il va lui appartenir ou non. Manque de pot pour lui, il repasse toutes les deux heures pour savoir si son prix est toujours le meilleur, mais un fourbe surenchérit. Notre metalleux se dit qu'il a un concurrent. Mais en même temps, il est flatté, il se dit qu'il doit avoir bon goût si un autre le veut absolument, ce disque ! Mais à force de ténacité (et une enchère record durant les dernières secondes), notre ami gagne son bien ! Pour 450€. ça blase. Le revendeur, lui, il est content, il va pouvoir acheter le stérilet pour sa copine.
Notre metalleux décide de faire ses achats sur Amazon. Il y découvre le Marketplace et il se dit "qu'ils sont couillons sur Amazon, hé ! Le Marketplace est un peu moins cher qu'eux". Il remarque pas tout de suite que les frais de port sont pour chaque article, même s'il n'y a qu'un seul expéditeur. Là, il voit le livre de Tommy Lee, The Dirt. Il a vaguement entendu dire que le contenu est porno et que ça l'intéresse bien, sa vie sentimentale se résumant de toute manière à des séances de va et vient entre la main et son membre turgescent (là, il regrette même d'avoir mis le DVD dans le sac de la vieille). Il voit que pour le livre, els frais de port sont gratuits et il paye les 34€ sans sourciller. C'est quand il reçoit le livre et qu'il découvre le prix éditeur de 30€ qu'il comprend qu'il s'est fait entuber. Et cette nouvelle expérience sexuelle ne le convainc guère...
Mais il y a encore une autre race d'acheteur dans le domaine du metal, que l'on peut nommer le "collectionneur compulsif". Lui, il est fan de certains groupes, depuis des années et il veut tout, absolument tout; Sa passion, la traque du bootleg d'origine durant des vides greniers épiques. Avec marchandage violent, stressant. La sueur coule à flot durant ces moments là, la tension est palpable. Celui qui craque aura perdu, vendeur comme acheteur le savent. Le vendeur d'ailleurs, il a été content de se faire 450€ en vendant un vieux disque de Morgoth sur E-bay, mais là il devine qu'il a affaire à un pro. A un spécialiste du groupe qui les yeux fermés est capable de réciter le nom de toute l'équipe technique qui a réalisé le bootleg (même ce qui est écrit en tout petit entre deux lignes, disant que c'est pas officiel et que celui qui revend ça peut s'exposer à de graves poursuites, etc, etc...). Et le collectionneur gagne. Forcément. Il a le pouvoir, il est divin. Il a une paire de couilles de taille nettement supérieure à la moyenne.
Et quand il a enfin réussit à établir deux ou trois collections impressionnantes (en général, Helloween, Nightwish et Within Temptation sont biens pour ce genre de personnes, avec des pressages différents selon les pays et des bootlegs en veux-tu en voilà), il invite un ami chez lui. Immanquablement, le style sera anglais. Une pièce très sombre, avec un feu de cheminé pour égayer ce salon. Le type fume la pipe assis dans un gros fauteuil de cuir patiné par le temps, vêtu d'une robe de chambre en flanelle. Les murs sont lambrisés, couleur ébène, la feêtre est minuscule et la fumée du tabac ne peut pas s'évacuer, on ne peut plus ouvrir cette foutue fenêtre à cause d'une tête de cerf contre le mur dont les bois s'étalent un peu trop. Le collectionneur sirote un cognac, mais n'en propose pas à son invité. Au lieu de ça, il se lève et ouvre cérémonieusement une armoire au fond de la pièce. Là mes amis, c'est la stupeur chez l'invité. Huit cent disques sont rangés. Ils sont propres, ça brille. En bas, il y a trois rangées de vinyles. Il y a même d'antiques cassettes, des VHS et des DVD ! Et le collectionneur commence son discours : "celui là, il est rare. J'ai du combattre des myriades de Pygmées dans les jungles du Cambodge où des rescapés du KGB faisaient d'étranges expériences chimiques. Une horde de zombis protégeaient ce disque, mais je l'ai eu. L'édition chinoise, numérotée à un milliard d'exemplaire" parce qu'il faut dire que le collectionneur adore maximiser ses effets et gonfler les prix. Puis son invité prend un exemplaire du Century Child au pif. Un pur hasard. Le genre de chance sur 27 (le nombre d'exemplaires présent) qui ne devrait pas arriver. Et il s'exclame ! Ah oui, il s'exclame "c'est un faux !". Le collectionneur outré le lui arrache des mains et prend une peau de chamois pour nettoyer son bien. "Non mais oh hé ça va pas la tête !" proteste-t-il vigoureusement. "Une édition marquée URSS 1987, ça a une putain de valeur tu sais ?". Et là l'invité de répondre que l'URSS n'est plus et que le disque est sorti en 2002. Un début de panique se lit dans les yeux du collectionneur. Il panique. Il a peur. il se jette sur son globe terrestre imitations cartes en parchemin ancien. Il est triomphant, l'URSS est mentionnée ! Puis il voit le copyright : 1968. Voilà qui explique les énigmes Yougoslavie et Tchécoslovaquie. Il téléphone à son avocat qui lui confirme cet état des faits. Il se sent seul, il se sent vidé et il demande à son invité de partir. Quinze minutes plus tard résonnent les bruits d'un coup de feu dans la pièce scellée. Et comme ce genre de type vit seul, c'est le contrôleur des impôts qui découvrira les ossements douze mois plus tard...
Acheter un disque est donc un combat de tous les instants. Entre des fluctuations de prix hasardeuses et illogiques, des disponibilités et des maisons de disque qui peinent à distribuer certains produits. Sans compter les pièges que dressent tous les revendeurs et une France qui refuse de baisser les prix des disques malgré la crise qui touche ce domaine. Je ne parle pas de la Crise, celle qui arrange un président incapable de tenir ses promesses (souvenez-vous ce que hurlait notre metalleux avant de fuir de la Fnac). Alors achetez bien, achetez intelligent !
Etre fan de metal
Avoir aimé ce style quand tout le monde la haïssait
Ne pas avoir succombé à la mode de la dance
Ne pas avoir acheté l'album de Doc Gynéco
Avoir écouté du black et m'être marré
Avoir écouté du death et m'être marré
Ai fait quelques concerts mémorables
Ai assisté à des prestations merdiques
Avoir cassé les couilles de Nanoroux
Mon système de notation
Vous avez pu le remarquer, personne ne note pareil sur ce site. Chacun a ses manies, ses lubies, ses priorités et sa façon de faire.