En fait, c'est du melting pot de luxe : glam, hard, rock, funk.
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Queen voit le jour en 1970 à Londres, sur les cendres du groupe
Smile.
Freddie Mercury,
Brian May et
Roger Taylor en forment l'ossature.
John Deacon viendra remplacer un bassiste qui ne restera pas dans l'histoire en 1971 et c'est parti mon kiki !
Le groupe se fait rapidement remarquer par ses prestations live, énergiques. Il enregistre un premier album avec peu de moyens.
Queen, l'album, sera salué par Gordon Flechter du magazine Rolling Stones, mais les autres journaux se montreront plus réservés. Ils n'ont pas forcément, tort, ce disque n'arrivant à décoller qu'à assez peu d'occasions. Clin d'oeil à
Led Zeppelin, le second album s'intitule
Queen II et se montre plus aventureux, progressif diront certains et se divise en deux parties distinctes : la face blanche, plus light et la noire qui est une longue succession qui redynamise l'ensemble. Le problème de
Queen est simple : il peine à retranscrire l'énergie dont il fait montre en concert. Ce qui n'empêche pas au groupe de voler la vedette à
Mott The Hopple sur scène.
Toujours en 1974,
Queen doit annuler des concerts (Mott The Hopple en sabre le champagne !) : Brian May est malade, le guitariste a contracté une méchante hépatite (ça, les vaccins, quand c'est pas à jour...). le groupe en profite pour mettre en boîte son troisième album,
Sheer Heart Attack et il affine son style, passant du hard rock au glam, connaissant le succès des deux côtés de l'Atlantique avec les singles Killer
Queen et Now I'm Here. Les ventes ne décollent pas encore tout à fait, mais ça ne saurait attendre.
En 1975, Freddie Mercury envoit un morceau à un de ses amis qui s'occupe d'une radio. Bohemian Rhapsody passe ainsi en heavy rotation (toutes les heures) sur les ondes et les critiques de la presse fusent, à contrario des réactions du public qui elles sont excellentes. Mercury a résisté aux souhaits impérieux de la maison de disque qui voulaient une version single tronquée et le choix a été excellent vu qu'
A Night At The Opera sera un carton. Paru en 1976,
A Day At The Races en est la suite logique. Normal, les deux albums ont été composés en même temps.
1977. Le punk ronge l'Angleterre, les groupes comme
Queen sont montrés du doigt, mais
Queen fait un beau doigt :
News Of The World est une réponse cinglante au punk. Plus minimaliste, loin des délires glams du passé, le disque est une merveille et dégage beaucoup de puissance. Le groupe s'imposera en France avec We Will Rock You et We Are The Champions. En 1978, le groupe propose un album nettement plus varié, nommé
Jazz. Album à l'incompréhensible mauvaise réputation, il sera le dernier à être enregistré sans synthés, comme c'est toujours fièrement marqué sur les pochettes jusque là. Les sont bizarroïdes, c'est Brian May. Enfin, lui et sa guitare. Dans la foulée, le groupe enregistre son premier album live, le bien nommé
Live Killers. Une tuerie, c'est bien simple. De nombreux fans vous diront que Wembley, c'est mieux parce que la prod n'est pas géniale, mais le
Killers, c'est de la balle quand même. Le disque référentiel pour découvrir
Queen.
1980 est une année chargée, vu que le groupe sort deux disques :
The Game et
Flash. Le premier est en rupture avec le style habituel et touche au disco, au funk, au rockabilly. Pas forcément le plus intéressant, mais assez bien exécuté dans l'ensemble. Flash, c'est la BO du film Flash Gordon. Pour vous ressituer, un navet de la SF. La musique est l'avenant et ce n'est vraiment pas un indispensable. L'année suivante parait le premier
Greatest Hits du groupe.
Le virage funk se poursuit sur
Hot Space en 1982 et sans le duo avec
David Bowie,
Under Pressure, cet album serait un peu plus qu'un flop. Une tragédie : pour la première fois, les fans boudent complètement le groupe.
The Works, en 1984, est commercial, mais l'on retrouve un peu le style du groupe, mais sans réel génie. Le groupe est au bord de l'implosion, malgré le succès. En 1985, le groupe participe à deux grands concerts, le Rock In Rio et le Live Aid. Il enregistre également le morceau One Vision qui paraitra sur la BO du film Iron Eagle.
Le groupe songe à prendre un break, mais on leur propose de se charger d'une nouvelle BO, celle d'Highlander avec notre Christophe Lambert international. Cette fois ci, c'est un succès. Malgré des maladresse, l'album
A Kind Of Magic est une réussite. En revanche, l'ersatz de live
Magic Tour est une grosse déception et ne vaut pas le coup.
Le groupe prend un break et ne tournera plus avec Freddie Mercury.
The Miracle sortira en 1989, accompagné de rumeurs concernant l'état de santé du chanteur. Indices : pour la première fois, tous les titres sont signés "Queen" même si ce n'est absolument pas vrai et ce serait Freddie Mercury qui aurait insisté pour ne pas tourner. Puis en 1991, c'est
Innuendo. Là, les rumeurs sont confirmées : Freddie a le SIDA et ses jours sont comptés. En effet. Le 24 novembre 1991, une étoile s'éteint. EMI en profite pour sortir un
Greatest Hits II, on ne sait jamais, ça peut marcher. Puis en 1992, EMI se dit que publier le
Live At Wembley '86, ce serait pas une mauvaise idée non plus ? Hum ?
Il faut attendre 1995 pour avoir un nouvel album estampillé
Queen : [Made In Heaven]] qui contient des morceaux inédits, terminés par le groupe qui en a eu le courage. Pour les nostalgiques. Puis ensuite, on n'arrête plus le groupe entre les compilations et les autres produits inutiles.
Queen est officiellement mort avec son charismatique chanteur. Mais dernièrement, Brian May et Roger Taylor ont commencé à jouer avec
Paul Rodgers, mais pas tout à fait sous le nom de
Queen. Ce projet est clairement nommé
Queen + Paul Rodgers.