Il est toujours étrange d'entendre du metal venant d'autres pays que les contrées traditionnelles (dans le désordre: USA, Allemagne, Angleterre, Suède, Finlande...) secouant nos oreilles. A cet égard,
Urudium, bien que chantant en anglais, assume parfaitement ses origines nippones. Cependant,
Moonlit Sorrow est loin d'être l'album du siècle.
En effet, au fil des écoutes, il est dur d'accrocher à cet album. Tout d'abord parce qu'il est mixé avec les pieds. La grosse caisse est aux abonnés absents (difficile, avec ce constat, d'entendre quoi que ce soit de riff-double pédale galopant). La basse se fait rarement entendre, à part sur Fear, et encore, c'est parce que la batterie s'est calmée. La caisse claire est omniprésente, et assez mal réglée: imaginez un son pire que sur St Anger (si si !). Ce bouillon sonore masque la clarté des riffs de guitare, ce qui est finalement assez dommage, car il y a de bonnes idées (notamment l'intro de Black Lebel). Mais au bout d'un moment, c'est le bazar, impossible de distinguer quoi que ce soit.
C'est speed, assez heavy, mais on sait pas où est quoi, tellement c'est mixé avec les pieds. Quant à la voix (qui risque d'en rebuter plus d'un)...l'accent japonais et la tessiture aïgue sont plus que particuliers...Mais cela donne un charme désuet à l'ensemble, et a le mérite d'être original. A cet égard, le morceau-titre
Moonlit Sorrow est édifiant. C'est comme quelque chose venue d'une autre dimension, avec des sons bizarres, à apprécier ou à détester . En plus, cela doit être la seule piste de l'album où la batterie n'est pas trop envahissante.
Car malheureusement, au bout d'un moment, on commence à s'ennuyer avec
Moonlit Sorrow (si on a pas été rebuté directement par le mixage plus qu'approximatif). Alors on arrête le lecteur et on range cet objet étrange, unique mais très imparfait.