Merveilleux, charmeur, attendrissant, mais avant tout mélodique et langoureux ! Ce sont peut-être les premiers mots qui me sont venus à l’esprit en l’écoutant pour la première fois. L’album est à l’image de la pochette : une magnifique fleur sachant garder ses épines, émergeant d’une berçante et mélancolique noirceur. Il se déguste les yeux fermés, allongé, l’esprit perdu dans les guitare, violon et clavier qui accompagnent la sombre voix death de
Nathan Ellis, laquelle n’a aucun problème à se marier au chant fascinant d’
Egan O’Rourke, toujours guidé par une triste harmonie et une langueur envoûtante. La composition se veut un hymne à la dualité, alliance de son clair et saturé, tant dans les instruments que dans les voix.
Bref, cet album est idéal pour faire connaître le death metal mélodique (voire pour habituer sa copine à la voix death si chère au métal ;-p) ou encore pour se reposer l’esprit rêveur. Ce deuxième album fait d’ailleurs fortement penser aux plus abordables d’
Opeth, notamment pour cette mélodie lourde, pesante mais aérienne, ponctuée de vocaux ténébreux. Cet album dont les pistes durent en moyenne 7 minutes aurait facilement pu sombrer dans le répétitif, mais les ambiances oppressantes sont équilibrées par les changements de rythme et les accélérations ponctuelles, résultat d’un travail de maturation de 4 longues années. Pas question donc de s’ennuyer au cours de ce voyage captivant d’une heure dont la délicate composition vous fera frissonner à coup sûr.