Parmi les multiples groupes nés de l’influence des
Nightwish,
Epica,
Within Temptation et autres, on ne peut pas dire que
Vision of Atlantis soit particulièrement bien classé.
La raison en est peut être à chercher ici ; car pour un premier album on est souvent près à pardonner bien des choses, mais on pardonne rarement une médiocrité globale comme celle qu’affiche ce
Eternal Endless of Infinity.
Tout d’abord, il est superflu de parles des guitares : elles sont presque totalement étouffées. La faute à un clavier assez envahissant, et à une production assez médiocre. La presque totalité de l’album étant en low tempo, on imagine le dynamisme de l’ensemble… Les riffs atteignent un degré de mollesse impressionnant.
Si vous escomptiez user de cet album pour vous procurer une sieste réparatrice, abandonnez cette idée, car le chant vous en empêchera. Le chant masculin est, si ce n’est franchement lamentable, du moins d’une grande médiocrité : plat, banal, assez pompeux, approximativement juste ; bref sans grand intérêt et plutôt de nature à enfoncer l’album qu’autre chose.
Le chant féminin est une toute autre affaire. La chanteuse a, incontestablement, une belle voix ; de plus elle maitrise un certains nombre de techniques de l’opéra, ce qui, en théorie, la placerait sur un pied d’égalité avec
Tarja. Mais c’est compter sans les approximations et fausses notes qu’elle se permet, en particulier sur Lovebearing Storm, qui n’en sont que plus insupportables.
Surtout, elles ne sont pas acceptables à ce niveau. Passe encore pour une première démo autoproduite, mais pour un album je dis non, non et non ! C’est d’autant plus navrant que Nicole Bogner, qui assurait le chant féminin à l’époque, est réellement d’un bon niveau ; et que la chanson précitée est l’une des meilleurs de l’album. Certaines choses ne sont tout simplement plus acceptables, plus avec les moyens du XXIème siècle. Le temps des cassettes audio, où ont pouvait se permettre pas mal de choses, est bel et bien révolu, et avec lui la tolérance aux fausses notes.
D’ailleurs, tout au long de l’album on découvre de bons éléments dans les compositions ; seulement elles sont inégales, avec parfois des passages plats et déjà vus, notamment le début d’Eclipse ; et de bons élans ne peuvent contrebalancer le manque d’énergie global. Il n’en reste pas moins qu’elles sont mal servis, tant par les musiciens que par un mixage parfois approximatif.
On l’aura compris, malgré de très bonnes choses,
Eternal Endless of Infinity est plutôt un album que je conseillerais d’éviter. Les premiers albums sont souvent laborieux, mais dans le cas présent on a véritablement l’impression d’un manque de préparation. Peut être aurait-il fallu une seconde démo avant de se lancer dans la grande aventure…