La Suède est un pays qui étonnera toujours par sa multitude de groupes talenteux et de la présence indéniable du metal dans le paysage musical.
Dark Tranquillity et l'ex-In Flames, Mikael Stanne, en font partie, au même titre que
Arch Enemy ou
Opeth ...
In Flames fait bien entendu partie de cette liste de groupes indénombrales du paysage musical suédois qui ont marqué et qui marquent encore, par leur prestence et leur amour, cette communauté. Le style du groupe, sans cesse en renouvellement, est teinté d'influences heavy à la
Iron Maiden en passant par des rythmiques mélodiques à la
At The Gates.
Tout juste un an et demi après le remarqué,
The Jester Race, le combo de Gotheborg revient pour la sortie de Whoracle.
Björn Gelotte occupe la batterie assurant aussi au poste de troisième guitariste avec à ses côtés, Johan Larsson, toujours à la basse et le duo, Ljungstrom-Strömblad aux guitares. Il s'agit également de la deuxième réalisation de la bande avec Anders Friden (ex-Dark Tranquillity) au poste de chanteur. Sa voix puissante et criarde colle parfaitement au style qu'
In Flames nous propose, très loin du chant clair et mélodieux que Friden utilisera sur les albums suivant.
Le moins que l'on puisse dire dès la première écoute de "Jotun", ouvrant de la plus belle manière ce Whoracle, c'est que les riffs sont accrocheurs et spontanés. Les guitares acoustiques ainsi que les solos aériens sont également de la partie sur "Gyroscope" ou encore le très nébuleux "Jester's Script Transfigured".
Les suédois n'oublient pas d'accélerer le rythme sur des titres comme "The Hive" ou "Morphing Into Primal" des plus beaux effets ! Les textes d'
In Flames traitent sur le passé, le présent et l'imaginatif futur de la planète Terre, tout ceci interprété par un Friden impérial qui reçoit l'aide de Niklas Sundin (
Dark Tranquillity) pour l'élaboration et la traduction des écrits. La batterie de Gelotte se contente simplement de faire le stricte minimum, bien placée rythmiquement, mais on ne lui en demande pas plus au final. On retrouve un Fredrick Nordström, comme sur le précédent opus, à la production. La basse est quelque peu mise en retrait comparé aux murs de guitares (Worlds within the Margin). Nous regrettons aussi l'apparition d'un titre aussi pâle et énervant que Everything Counts, reprise du mythique groupe de New-Wave, Depeche Mode.
Mais comment passer après un "Episode 666" des plus majestueux, aux refrains endiablés et entêtant (This is episode 666) !!!
Terminant cette oeuvre scandinave de la plus belle des manières, la chanson éponyme de l'album voit aussi la timide apparation de Ulrika Netterdahl à la voix douce et poétique.
In Flames confirme donc là tout les espoirs placés sur eux, signant un disque raffiné et abordable pour tout les fans de metal. Le groupe conclut donc Whoracle, confirmant la maturité apportée depuis
The Jester Race ...