En 1999, les perlent texanes du heavy metal,
Dimebag Darrell et son frère, Vinnie Paul, accompagné du fidèle Rex Brown se sont associés à la légende de la musique country, David Allan Coe. Sous le nom de
Rebel Meets Rebel, les sudistes ont composés et enregistrés un album durant la période où
Pantera faisait la promotion de Reveinting The Steel.
Initialement, le projet aurait dû voir le jour sous la forme de
Pantera, soit avec Phil Anselmo, en duo avec David Allan Coe. Les rapports entre Anselmo et la bande étant trop fragile, cela se fit sans lui. C’est donc à Coe d’écrire toutes les paroles de l’éponyme, qui verra le jour deux ans après la mort de Dimebag sur le label de son frère, Big Vin Records, en 2006. Le chanteur country a été reconnu dans un premier temps de sa carrière alors qu’il était en prison suite à un meutre, puis sa carrière a réellement décollé après avoir collaboré avec des artistes renommés comme Tanya Tucker.
Un groupe de rebelles rencontre un rebelle, voilà ce qu’on nous présente. Et ce qui est certain, c’est que l’affiche est belle à voir. Mais musicalement, quel rapport y a-t-il entre la country de DAC et le power groove de
Pantera ? A priori aucun.
Les racines sudistes des
Cowboys From Hell ressortent naturellement. La touche groove prend, le rock ‘n roll de DAC, également. Franchement, à quoi ça sert de se poser la question ?
Pantera a toujours été un groupe de talent, dont seule la médiocrité insulte. Car il faut dire que les texans en ont vus des kilomètres, parcourant la terre entière à chaque nouvelle sortie. S’invitant royalement à plusieurs grosses parties et raflant une belle notoriété. Cette expérience est donc un facteur important de leur état d’esprit. On notera avec élégance, cette fabuleuse chanson, dans une tradition purement country, « Cowboys Do More
Dope ». L’apport heavy est réellement jouissif, notre corps bouge tout seul. La musique est énervée, mais détend sympathiquement les articulations.
A la manière de Clint Eastwood ou John Wayne, vos sensations seront retrouvées avec un Get Outts My Life renversant. On remarquera une touche heavy beaucoup plus prononcé que dans
Pantera, ce que Heart Worn Highway démontre …
Le chant bluesy de David Allan Coe fusionne avec parcimonie sous son piano bar, dégainant sa guitare dès que l’occasion lui est possible. Le vocaliste se permet d’être un peu narrateur tout le long de cet opus, intronisant quelque peu les membres de
Pantera, à l’image du titre de clôture, NYC Streets.
L’album est plaisant, les musiciens s’amusent, sans pression et avec humour. De quoi passer un bon moment en compagnie de deux monuments, un de la country, un du heavy metal.
Pantera broyait du noir à cette époque, mais ses membres savaient se détendre, la preuve,
Rebel Meets Rebel prouve que le talent est quelque chose d’éternel.