Pour ceux qui ne connaitraient pas encore
Warmen, il s’agit tout simplement du projet power néo-classique de Janne Wirman, aussi connu pour être le claviériste du célèbre
Children Of Bodom, mais aussi
Kotipelto, et
Masterplan. Le groupe a été fondé avec l'aide de son frère également, guitariste...
Mais venons en aux faits !
Cela fait depuis 2005 que
Warmen n’avait pas sorti d’album. Mais revoilà les finlandais avec
Japanese Hospitality, un album parfait pour découvrir le groupe.
Avec une intro vraiment bien exécuté, une mélodie entêtante et entraînante qui laisse présager le meilleur pour la suite,
Warmen fait fort et nous plonge directement dans un monde où la qualité est maîtresse et où la technique vient soutenir le tout.
Il faut savoir que le projet
Warmen est essentiellement instrumental au départ, et donc personne n’occupe le poste de chanteur permanent. Quatre invités prêtent donc leurs voix pour ce disque.
Sur le second titre, on retrouvera donc Timo
Kotipelto et son chant caractéristique qui va chercher très loin et qui sublime les parties instrumentales du morceau Eye Of The Storm.
C’est ensuite une chanteuse en la personne de Jonna Kosonen qui assure trois autres titres dispatchés dans l’album. On aura aussi la surprise de retrouver notre Alexi Laiho sur High Heels On Cobble Stone ainsi qu’un ex-Thunderstone en la personne de Pasi Rantanen.
La personnalité très différente dans le chant de ces guests donne un relief évident à l’album, il est ainsi très varié et chaque titre possède ainsi son originalité. Et notamment avec le morceau où Alexi Laiho chante avec son chant typique qu’il utilise sur Children On Bodom apparaît très en décalage avec le reste plus lyrique, mais ceci vient donner une légère dimension extrême au disque, rappelant vaguement nos français d’
Adagio.
Le disque compte son lot de surprise avec une reprise de Janet Jackson, avec Jonna au chant, et une reprise de Journey interprétée par Pasi.
Sur le plan strictement musical, on pourrait reprocher à
Warmen d’être un peu trop technique, voire pompeux avec certaines nappes de claviers, ceux-ci étant omniprésents et très (trop ?) mis en avant, on tombe vite dans quelque chose d’ennuyant, même si la qualité est loin d’être négligée. Ils apportent aussi un côté très progressif qui peut parfois rebuter les fans quand cet aspect est utilisé à outrance à l’image d’un
Dream Theater par exemple.
Leur utilisation est cependant assez judicieuse par moment, par exemple lors des duels de soli endiablés avec les guitares.
L’utilisation de plusieurs vocalistes vient donner du relief, mais cela peut aussi déstabiliser un peu si l’on ajoute à cela le côté pompeux et progressif du reste du disque…
On retiendra donc la qualité irréprochable d’un disque comme
Japanese Hospitality, un disque de très haute volée, mis en avant par une production elle aussi irréprochable. Mais le côté trop technique, prog, et les claviers trop mis en avant en permanence viennent réduire la fan-base que pourrait avoir
Warmen, qui comporte pourtant son lot de stars…