Douze ans après le split du groupe,
Nightmare a été pratiquement oublié. Un groupe français de plus, qui s'était lancé dans l'aventure du heavy metal au début des années 80 et qui avait disparu tout aussi vite. Limite, une reformation n'aurait intéressé qu'une poignée de vrais passionnés peut-être ? Mais un évènement en 1999 va faire que le groupe se reforme, un événement tragique, le décès de
Jean Marie Boix, ancien chanteur du combo.
Ils sont tous là, réunis à nouveau. Les guitaristes
Nicolas De Dominicis et
Jean Strappoli, le bassiste
Yves Campion, ainsi que
Jo Amore. Ce dernier a laissé sa place derrière les fûts à son petit frère David et s'est octroyé le micro. Et le groupe reformé enregistre ce mini album en hommage à Jean Marie Boix, qui fut la voix de Power Of The Universe.
Tout le matériel proposé n'est pas neuf. Par exemple,
The Legend a été réenregistré pour l'occasion, pour coller avec l'actualité du groupe, ainsi que
Princess Of The Rising Sun, remise au goût du jour. Et il faut dire que ce ravalement de façade est réussi.
Nightmare passe des années 80 aux années 2000 en proposant un heavy metal racé, qui conserve un côté old school tout en sonnant agréablement frais. Les guitares sont lourdes, la batterie remplit bien l'espace sonore qui lui est attribué, la basse est galopante, excitante. Derrière le micro, Jo Amore assure et laisse présager aisément quel grand chanteur il va devenir.
Le groupe a également enregistré deux autres morceaux pour l'occasion, histoire de voir si l'alchimie était là. Assurément, elle y est. Même si on est loin du génie, c'est agréable, bien fait, du heavy metal classieux et efficace. Peut-être un peu trop classique dans sa conception, mais il y de l'envie derrière, une volonté d'aller de l'avant.
Pour un retour,
Astral Deliverance est un peu maigre. Cinq titres pour dix-sept minutes, c'est peu, trop peu, surtout quand on nous a mis l'eau à la bouche ainsi. Cela revient à piquer le boudoir d'un bébé après le lui avoir passé sous les yeux pendant un petit bout de temps. C'est simple, cela ne se fait pas ! Heureusement, le groupe fera son grand retour sur scène et il en découlera un double live, le premier pour un groupe français, Live Deliverance. The show must go on...