Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.
The Classical Conspiracy est le tout nouvel album du groupe de metal symphonique néerlandais
Epica. Depuis leur dernier album,
The Divine Conspiracy,
Epica avait besoin de changement : les concerts avec un orchestre sur ordinateur, c'est bien, mais ça rend pas toujours super. Ils ont alors été invités à un festival de musique classique à Biskolc, Hongrie. Musique classique, donc Exit les chansons où la voix extrême est trop présente. Mais
Epica a l'honneur de jouer avec un orchestre 40 pièces et un choeur de 20 personnes, et cela compense quand même cette petite déception.
The Classical Conspiracy un double CD live, accompagné de photos pour les chanceux qui auront l'édition limitée. La pochette est vraiment jolie, les couleurs sont bien choisies, l'idée de la contrebasse qui rejoint la Les Paul, cela définit vraiment le métal symphonique, une alliance complètement paradoxale, mais au final, n'est ce pas ce paradoxe qui rend ce style si particulier, si touchant ?
Tout d'abord, il faut savoir que ce concert se passe à un festival de musique classique à Biskolc, en Hongrie. La première partie du CD est constituée de reprises de musique classique ; Du Vivaldi, du Verdi, John Williams... La playlist, qui comprend entre autres Pirates des Caraïbes et The Imperial March ( Star Wars ) peut paraître douteuse. Toutefois c'est majestueusement que s'en sort le groupe. Une chose particulièrement remarquable est le jeu très mécanique et très puissant du nouveau batteur Ariën van Weesenbeek. L'orchestre apporte vraiment une bouffée d'air frais au groupe. Aussi est-il impossible de ne pas citer Stabat Mater Dolorosa, sur laquelle Simone Simons a vraiment réussi une prestation vocale époustouflante.
La seconde partie ( fin du premier CD et deuxième CD ) est celle que tout le monde attend : la partie
Epica.
L'écoute commencera par une petite déception : The Obsessive Devotion est remplacée par The Last Crusade.
Tant pis,
Epica se ratrappera peut-être avec la suite. On remarque en écoutant un groupe très énergique ; Simone Simons est un peu dépassée par endroits malheureusement, par contre elle descend très bien dans les graves dans Chasing The Dragon et montera très aigu dans Safeguard to Paradise.
Du côté de Mark Jansen, il ponctuera le concert de " Are you ready ? " et de grands " Yeaaaah ! " histoire de mettre un peu l'ambiance. On sentirait presque le public headbangger pendant les riffs.
Au final, malgré ceci, on trouvera tout de même l'album un peu monotone, dans le sens où on a souvent l'impression d'être en studio, sur Blank Infinity ( bien que la chorale change d'un ordinateur ). On aurait pu espérer que Mark allonge un peu son solo, par exemple. Une réelle déception quand on voit que Mark ne chantait pas sur Living a Lie, mais au final Simone s'en tire très bien.
L'orchestre et le choeur apportent un réel plus au groupe :
The Phantom Agony est sûrement la chanson la plus réussie du
Epica Set, avec Simone qui tient une note très haute pendant que le choeur chante par exemple. On retrouve l'ambiance d'
Epica, avec les quatre dernières minutes de ce morceau vraiment majestueuses ; L'orchestre apporte de l'intensité, de la profondeur.
Il ya toutefois de réels défauts : Il faut avouer qu'
Epica a quand même repris des grands classiques comme John Williams, Verdi, Vivaldi... Comme je l'ai déjà cité, certains morceaux comme Blank Infinity sont plutôt plats.
Au final, ce disque est donc plutôt nouveau pour le groupe malgré ses défauts, ce qui lui vaudra un 7.5/10.