A Sigil Burnt Deep Into The Flesh commence comme commencerait la BO d'un film anti-religieux réalisé par des Black Métalleux. Samples de fanatiques (vraisemblablement) un peu atteints sur les bords en train de... prier/chialer/supplier/louer/ on ne sait trop quoi... bref. Le climat est posé :
Helel est un pur groupe de Black Metal. Toutefois, la particularité du groupe est d'être un pur groupe de Black Metal... électronique. Au programme donc, sons zarbis, ambiances "Transcendal/Techno" et autres Blast Beats supra rapide. La question maintenant, c'est de savoir si
Helel est un pur groupe de Black Metal électronique anti-religieux blablabla
talentueux. Et la réponse est : oui.
Dans les interviews que donne le groupe, on peut voir que le but du jeu, c'est de faire planer l'auditeur en élevant son esprit spirituellement vers des seuils encore méconnus de l'esprit humain. Ou quelque chose dans ce gout la, vous voyez le genre. Toutefois, ce n'est pas ce que je trouve réussi de ce A Sigil Burnt machin ; ce qui est cool dans la musique de
Helel, c'est la fraicheur qui se dégage des compositions. Le Black Metal éléctro on connaissait, le Black Metal Sympho on connaissait, et
Helel donne un peu une hybridation des deux genres, franchement réussie. Alors bien sur on ne frise pas l'expérience ultime comme annoncé (même si certains passages sont aériens et se défendent très bien), mais l'ambiance théâtrale (définitivement Black Metal) est au rendez vous, violence et émotion se côtoient bien, et une sorte d'aura anti-religieuse et sataniste flotte autour de ce 4-titres. D'un point de vue style, on pourrait comparer A Sigil Burnt truc avec le Rom 5:12 de
Marduk, en plus éléctro, et en moins énorme.
Un groupe réellement prometteur donc, dont j'attends la suite avec beaucoup d'intérêt.
Les Plus :
- Bonne ambiance
- Gros potentiel (et ça je le dis pas souvent)
- Violent
Les Moins :
- Rien de bien grave