Premier EP de
Darkness Dynamite et première grosse baffe : c'est énorme.
Après une intro douce et langoureuse au son saturé, les hostilités commencent avec la très bonne «
Save the Cheerleader », donnant le ton hardcore de l’EP. Le son est lourd, la rythmique lente mais marquée (de nos headbangs irrépréssibles), et le chant est net et travaillé. 5 minutes de plaisir auditif, ménagé par des passages doux (faisant écho à l’intro), solo, et alternance de growl et voix claire, haute, trainante et mélancolique, comme un écho lointain.
On retrouve d’ailleurs cette voix emocore (qui n’est pas sans rappeler celle de Mark de
Pleymo) sur «
Brand New Day » en duo avec le growl énergique, puissant et net de
Zak, duo classique mais non surfait et qui passe étonnament bien.
A noter également la touche grind du chant d’
Eddie, déjà perceptible sur la fin de «
my Words are Knives », et qui ponctue les dernières pistes «
Massacre» (interlude on ne peut plus grind) et «
Evil Dead », en particulier sur sa piste cachée qui se termine d’ailleurs en rôt (merci
Nelson).
Les titres sont très bien dosés et structurés et on ne s’ennuie pas une seule seconde, seulement déçu lorsque le CD s’arrête … on en oublierait en effet que ce n’est qu’un EP, vu la qualité de la production. Pas étonnant d’ailleurs vu la participation de
Franck Bailleul de
Pleymo: la production est très soignée, l’enregistrement propre et net, le tout déjà très professionnel pour un groupe en moyenne très jeune, malgré leurs précédentes expériences musicales.
L’artwork est également réfléchi (je leur souhaite juste une prochaine pochette d'album plus étoffée et plus lisible) et l'identité "
Darkness Dynamite" est clairement définie, notamment par son visuel et son merch grâce à
Eddieet sa marque Frenesia. Bref, le monde de Darkness Dynamite se met petit à petit en place (reste à faire un site aussi énorme que votre son, les gars ;-)), et on n’a aucun problème à les imaginer propulsés sur la scène internationale avec leur premier album à venir, produit d’ailleurs par l’excellent
Stéphane Buriez (
Loudblast).
En conclusion, un excellent deuxième EP aux allures d’album, très travaillé, pro, puissant et violent, nous rendant impatient de leur premier album dont on espère et imagine facilement un succès international.