Qui croit encore que l’underground ne regroupe que des groupes de Black ?
Inhumate est là pour nous montrer que le grind fait aussi partie d’une mouvance underground.
Alors que des groupes comme
Ultra Vomit ou
Gronibard ont abandonné leur grind des débuts au profit d’un style plus « raffiné » (?)
Inhumate se hisse directement en chef de file du grind français, et underground de surcroît.
Après diverses démos, splits et albums,
Inhumate revient en 2009 avec son cinquième album,
The Fifth Season de son heptalogie.
Parlons brièvement de cette « heptalogie » d’
Inhumate. Le terme heptalogie désigne un concept qui se déroule en 7 périodes (comme une trilogie se déroule en 3 périodes). Cette heptalogie donc est un concept sur les cycles de la vie, et oui… Dans son premier album,
Internal Life,
Inhumate traite de la vie à l’intérieur du ventre de notre mère, et ainsi de suite.
Cette cinquième période dont traite ici
Inhumate avec son nouvel album parle donc de la période de maturité, du savoir, et de la sérénité.
Venons en à l’album… Quoi de neuf pour
Inhumate ?
Tout d’abord un nouveau guitariste qui assure aussi les backing vocals et qui assure aussi un max… en concert…
Bref.
Pour
The Fifth Season, pas d’intro,
Inhumate nous plonge directement dans son monde grinçant, violent, dément, et prêt à tout détruire sur son passage. Son grind légendaire est reconnaissable tout de suite, même si le groupe ne s’est pas autoparodié. Les titres sont très courts : une moyenne de 1 minute 30 par morceaux à peu près, mais c’est largement suffisant pour qu’
Inhumate nous embarque dans son monde totalement déjanté et où le pogo règne en maître.
Le tempo est extrêmement rapide, les musiciens réalisent des prouesses époustouflantes, ils sont vraiment bien calés ensemble, en somme, on ne peut être qu’ahuri face à tant de maîtrise, même si certes le style ne peut pas plaire à tout le monde.
La batterie est hyper rapide, la basse renforce à merveille le tout avec un son plutôt bon et puissant, la guitare est totalement brutale et tranchante. Notons qu’il n’y a qu’une guitare. Face à telle puissance, on imagine plus aisément qu’il y en aient deux, mais non… Chapeau donc !
Les titres défilent et s’enchaînent à une vitesse phénoménale, quand soudain
Inhumate nous propose une petite expérimentation nommée It’s Back. Sur ce titre, on entend Christophe pleurer tout le long, accompagné par une guitare et une basse dont le son et le groove rappellent incontestablement un certain
Obituary à tel point qu’on s’attend à voir débarquer un John Tardy. Il faut noter aussi que ce titre ouvre désormais la plupart des concerts d’
Inhumate, ce qui met directement dans une ambiance de schizophrène.
Puis
Inhumate repart de plus belle avec un son assez groovy et brutal. En toute délicatesse évidemment.
Au final, ce disque n’est peut être pas le meilleur d’
Inhumate (quoi que…) Mais il donne une bonne dose de brutalité à ceux qui en ont besoin. Avec disque au son quasi irréprochable,
Inhumate peut revendiquer avec fierté son statut de groupe underground, autoproduit et totalement indépendant.
Mais si
Inhumate peut en arriver là, c’est grâce au soutien des fans en grande partie. C’est pourquoi, il faut continuer de soutenir ce groupe ainsi que d’autres. A vous donc de véhiculer le véritable esprit underground qu’incarne
Inhumate.