La scène française n’en fini pas de nous faire des surprises !
C’est aujourd’hui au tour d’
Inward de pointer le bout de son nez avec «
Ruins Of Inland », un album qui s’annonce très prometteur pour le futur du groupe.
Ce premier disque enregistré en 2004 ne voit le jour qu’aujourd’hui pour causes de problèmes au sein des différents labels censés promouvoir cette œuvre.
Cependant l’attente aura été récompensée car la musique qui se dégage de l’âme de
Inward est assez prenante. Tout d’abord, le son est excellent et très organique. Très peu d’artifices viennent « améliorer » la musique qui reste pure et qui respire. Chaque instrument s’entend parfaitement sans qu’aucun ne noie l’autre.
Le style musical dans lequel évolue
Inward est une excellente alchimie entre black et death, le tout en restant assez ambiant, voire même doomisant sur certains morceaux assez lents et aux riffs répétitifs. Quelques solos viennent se greffer ici et là tout au long de cette aventure froide et malsaine. La musique semble très mature et c'est ce qui vient ajouter du charme à
Inward. En effet,
Inward se moque de la vitesse d'exécution de sa musique, mais préfère se concentrer sur sa qualité. L'esprit qui se dégage de cette oeuvre est sans aucun doute assez old school, on sent une production à l'ancienne, ce qui n'altère en rien le rendu final qui a un son plutôt bon. On imagine clairement un musicien derrière chaque instrument, et on n'a pas l'impression d'un chaos sonore comme ça peut être le cas pour certains groupes, notamment pour les premiers albums.
Les paroles (en anglais) traitent du rapport de l’Homme à la nature, comme une introspection, ce qui est justifié par le terme «
Inward » qui signifie « en direction de l’intérieur ».
L’album se compose de sept titres pour une durée de 35 minutes environ, ce qui est relativement court pour un disque comme celui-ci et on reste un peu sur sa faim tant la musique est envoûtante. Attendons donc la suite avec patience en espérant qu’un second opus sorte plus rapidement que le premier.