Le voilà le début de la fin de
Korn. Le groupe de Bakersfield pond avec ce
See you on the other side un premier échec dans une discographie pourtant truffée d'excellentes productions. Les géants du néo ne sont plus et il va falloir faire avec. D'autant plus que depuis cet album, ils n'ont pas été foutu de revenir avec un bon album et pourtant Dieu sait s'ils en ont sorti de bons albums:
Untouchables,
Take a look in the mirror, ou encore l'énorme
Issues.
Mais voila,
Korn a changé, est devenu commercial et par là-même, mauvais, à l'image d'un
Unplugged ridicule où Jonathan Davis tente péniblement de nous convaincre avec ses mélodies miévreuses et pathétiques (écoutez cette abomination de "Freak on a Leash" avec Amy Lee d'
Evanescence et vous comprendrez!). Mais revenons-en à l'objet du débat :
See you on the other side. Je l'ai dit, cet album est mauvais. Mauvais dans la mesure où
Korn ne joue plus son néo metal malsain et sombre à souhait mais une sorte de pseudo metal électro commercial comme le fait
Linkin Park. "Twisted transistor" en est la preuve : riffs mous où le chant de Davis ne fait pas d'étincelles. Les paroles sont vides de sens, bref il n'y a rien à tirer de cette chanson. Et c'est comme ça la plupart du temps à l'écoute de cette production: on ne ressent rien, les mélodies ne sont pas accrocheuses, Davis tente pourtant d'y mettre du sien ("Souvenir", "For no one" et son refrain limite rap). Seuls quelques titres parviennent à nous convaincre de ne pas jeter le skeud : "Liar" et son riff néo pachydermique, "For no one", "Politics". Mais voilà, cela ne suffit pas à masquer les imperfections de cet album : chansons trop longues et pas percutantes, cornemuse inutile... la dynamique est rompue, surtout lorsqu'on entend
Korn interpréter des titres comme "Tearjerker", sorte de pseudo-ballade mélancolique dans laquelle Davis s'essaye à devenir chanteur pop. Absolument ridicule.
Mais surtout, c'est l'apport électro qui rend cet opus complexe et incompréhensible : pourquoi donc rajouter ces sons stridents et grinçants au possible ? Cela ne fait que rendre le tout brouillon et donc indigeste à l'oreille, à l'instar d'un "Twisted transistor" commercial ou d'un "10 Or a 2 way" plat et pompeux.
Avec ce
See you on the other side, on n'atteint pas encore le sommet de la nullité mais presque. Davis et ses comparses n'ont pas eu l'imagination débortante qu'ils avaient jusqu'alors et nous proposent un disque mou, sans temps fort et surtout le premier déchet d'une longue série de bouses commerciales dont l'
Unplugged est la perle. A réserver exclusivement aux vrais fans du combo californien.