Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.
Influencé par des groupes tels que
Sarcofago,
Bathory,
Hellhammerou encore
Possessed, le groupe nous sort une première démo en 1989, qui poussait la bestialité à un niveau inédit pour l'époque.
Fallen Angel of Doom sort un an après et marquera le paysage du Black Metal.
L'œuvre commence par une intro distordu, sombre et angoissante qui nous met d'entrée la pression, et nous plonge dans l'ambiance. Vient alors le morceau éponyme de l'album :
Fallen Angel of Doom qui annonce tout de suite la couleur : musique bestiale et primaire, riffs simples teintés de thrash, solis rapides, simples également, qui n'apportent aucune mélodie, le batteur enchaine les blasts destructeurs, ajoutez là-dessus une bonne dose de grognements et c'est le bonheur. Les pistes s'enchainent, une déferlante de violence nous détruit la tronche, les morceaux sont tous bons : Ritual et son début surprenant, batterie mise en avant , viennent ensuite les guitares : on ralentit l'allure de croisière jusqu'à l'arrivée du chant dans un grognement infernal : le rythme intense reprend alors, et s'achèvera dans un RITUAAAAAALLLLL magistralement beuglé. On pourra également citer Goddness of Perversity, Demoniac et son riff d'entrée fracassant... Toutes les pistes sont du même niveau. Vient alors l'outro, sur le même principe que l'intro, basée sur les mêmes sons,
Fallen Angel of Doom se termine dans un bruit frappant, qui nous fait frémir une dernière fois avant que le silence ne s'installe...
Album intense donc, les morceaux sont donc assez courts, le son est certes crade, mais pas trop : on peut distinguer assez facilement tous les instruments.
Blasphemy nous sort ici un album plus bestial est plus primitif que ce qui avait été fait avant, et cela en 1990 alors que le Black Metal n'était encore qu'une nouveauté dans le paysage du Metal... Encore aujourd'hui on a du mal à mieux faire en matière de Black bestial.
Fallen rebute , c'est même son objectif, aussi il n'est pas à la portée de tous, et tous ne pourront pas l'apprécier, faute de son coté chaotique, simple, et de son manque de mélodie.
Ce qui est un défaut pour certain se révèle, pour ceux qui sauront capter l'essence de l'album, des qualités majeures , l'auditeur est plongé dans une rafale de violence, exutoire parfait. Le ressentiment est donc à l'image de la musique : simple mais intense, ces gars jouent avec leur tripes et arrachent les nôtres au passage. Du cœur mis a l'ouvrage donc et ça se sent, l'album est plein de convictions, loin des groupes qui ne croient pas en se qu'ils font...
Nocturnal
Grave Desecrator And Black Winds (chant/basse), Caller Of The Storms(guitares), Tree Black Hearts Of Damnation And Impurity (batterie) The Traditional Sodomizer Of The Goddess Of Perversity (guitare/chant)... leurs noms de scène même est reflet de la musique...Le groupe nous livre donc ici un monument du Black Metal, le marquant au fer rouge, influençant de nombreux groupes à travers le monde :
Black Witchery, ou
Manticore aux USA,
Archgoat en Finlande ,
Proclamation en Espagne,
Impiety à Singapour et de nombreux autres encore de cette branche de Black/Death/Thrash qualifié parfois de « War » Metal dont
Blasphemy(avec cet album en particulier)est le géniteur.
Inconditionnels du Black Sympho, Ambient, Depressif ,Folk etc. passez votre chemin...
Album que tout amateur de violence et de bestialité se doit de connaitre.