Sepultura est, pour ceux qui seraient des incultes du genre, l'un des groupes phares du thrash des années 90 ! Mais suite au départ de
Max Cavalera, le leadeur charismatique parti se faire les ongles dans
Soulfly, rien ne va plus ! Enfin, jusqu'à la sortie de Dante XXI qui avait fait une belle impression, permettant au groupe de se faire une troisième jeunesse ...
Le concept album de La Divine Comédie avait été une réussite alors pourquoi pas faire un nouvel album concept ?
Cette fois ci,
Sepultura revisite Orange Mécanique, le célèbre film de Stanley Kubrick !
Il faut également préciser que le groupe ne comprend plus aucun Cavalera dans ses rangs. En effet, Ig(g)or a préféré quitter le bateau pour divergence musicale, le metal le lassant apparement, cela ne lui a pas empêché de sortir Inflikted avec Maxou dans
Cavalera Conspiracy ! Son remplaçant Jean Dollabella ne fait pas honte au groupe, bien au contraire, mais nous y reviendrons plus tard.
Sepultura sans Max, beaucoup ont jugés ça inacceptable,
Sepultura sans Cavalera, c'est plus du
Sepultura, que l'on veuille ou non !
Manque d'inspiration de la part du groupe pour pondre deux albums concept coup sur coup ?
A l'écoute de
Moloko Molesto, c'est mitigé, les passages hardcore sautillant ne sont pas déplaisant mais tellement entendu et réentendu partout ...
Ce n'est certainement pas ce qu'on attend d'eux à l'heure actuelle. Surtout que Roorback aurait pu faire comprendre que
Sepultura + hardcore = 0 et il semblait que Dante XXI avait bien retenu la leçon, mais non.
Les brésiliens n'en font qu'à leurs têtes.
Le mélange de titre rapide et compact est plutôt bien choisi comme
What I Do ou
The Threatment et se mélange bien avec
Metamorphosis. Seulement là, il en faudra bien plus pour éviter à
Sepultura de tourner en rond. Bien sûr, Jean Dollabella se débrouille parfaitement bien à la batterie, ses rythmes tribaux et son utilisation intelligente de la double pédale en font presque oublier Ig(g)or. Andreas Kisser, le grand le très très grand, se démène pour donner plus de vitalité à ses riffs d'antan mais rien n'y fait, le pauv' Andreas tourne en rond lui aussi.
Le titre
Ludwig Van, inspiré la 9e de Beethoven, est le parfait exemple d'expérimentation risquée par le groupe.
Réussi ou pas ? A vous de voir, ce titre n'est certainement pas le plus marquant de
Sepultura et aurait mieux fait de figurer sur l'album solo de Kisser.
Cela ne sert à rien de comparer A-Lex avec un Arise ou un
Beneath The Remains, peut être pour cette sublime pochette old school ne servant qu'à tromper l'auditeur,
Sepultura a dû mal. Derrick Green avait fait des progrès sur Dante XXI, ce qui est tout à son honneur à l'écoute de A-Lex. Seulement son chant est trop linéaire, manque d'inspiration (comme tout les instruments !) et tape sur les nerfs. Paulo Xisto, tant qu'à lui, fait toujours la même chose depuis plus de vingt ans, on ne criera pas au génie, ce type est tout simplement mauvais.
Voilà,
Sepultura n'est plus, malheureusement ...
On aura beaucoup de peine à constater que les brésiliens tentent mais ne réussissent pas. Dante XXI était un excellent album qui donner l'envie de tendre un p'tit coup d'oreille sur son successeur, seulement là, profonde déception.
Sepultura est réellement mort !