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Chroniques :: Chronique de Black Ice

Chronique de Black Ice

AC/DC  - Black Ice (Album)

Rock'n'roll !



Huit ans, c'est long. Imaginez un peu, ça représente pile poil le règne catastrophique de Bush. Et là, forcément, d'entrée de jeu, ça ne donne pas envie de poursuivre la lecture de cette chronique alors on va faire comme si rien de fâcheux n'ait été dit.

Huit ans, c'est long. Imaginez un peu, ça représente deux Olympiades et mine de rien, outre le fait que la France soit toujours à la traîne sur le plan sportif, cela fait également un paquet d'évènements. Vous vous souvenez qu'en 2000, AC/DC sortait l'album Stiff Upper Lip et tournait le clip de Safe In New York City avant que la ville ne soit défigurée sauvagement ? Il n'y avait pas encore la guerre au Moyen Orient et en France, on était encore fier de notre équipe de football qui avait aligné les titres de champions du monde et de champions d'Europe dans cette discipline. Tout ça parait loin, bien loin.

Cet album a souvent été annoncé, murmuré, souhaité, rêvé, puis conchié tant l'attente devenait intolérable. Certes, il y a eu de superbes DVD de la part du groupe, un travail titanesque, mais ce Black Ice, on pouvait juste espérer. Puis tout se décante très rapidement; Trop, pourrait-on penser. On apprend que le groupe entre en studio et prévoit le disque pour octobre. Là, subitement, tout devient encore plus intolérable. Un nouvel album d'AC/DC, c'est un évènement. On devine les membres vieillissants, proche d'une retraite bien méritée. On s'imagine que niveau innovation, ce sera "comme d'habitude !" le néant et que même si on connait la formule par coeur, on ne s'en lasse pas.

Et c'est là qu'on se trompe.

Black Ice n'est pas un album immédiat, ce qui est très étonnant de la part d'AC/DC. Moins blues que Stiff Upper Lip, moins hard que le mastoc Ballbreaker, Black Ice adopte un rythme de croisière plus cool. Le premier single, Rock'n'Roll Train, est un choix judicieux, dans l'esprit du groupe. Un rythme appuyé pour une composition électrique, explosive, classique. Un hymne comme AC/DC en pond au moins un par album (quand il est en petite forme). Et quelle bonne idée de placer ce titre en ouverture. Un fan, ça se dorlote, ça se cajole, il ne faut pas l'effrayer d'entrée de jeu. Déjà que le solo d'Angus Young est surprenant, en parcelles qui viennent s'intercaler dans le chant, placé là comme un indice pour la suite.

Il est important de saluer la qualité de la production. Brendan O'Brien a vu les choses en grand pour AC/DC et il a su tirer le meilleur de tous les musiciens. Il y a d'abord cette section rythmique époustouflante, avec un Phil Rudd très en forme qui groove et qui se fait percutant, allié à un Cliff Williams qui bénéficie d'un mix très flatteur. On entend sa basse comme jamais. Puis la guitare de Malcolm Young qui balance des riffs en veux-tu en voilà, inventif, capable de surprendre après toutes ces années avec des constructions pas toujours aussi clichés, trompeuses. Son frère Angus semble un peu plus en retrait, ses soli sont brefs. Pas de bavardage inutile, il s'immisce avec feeling dans les morceaux, dialogue parfois avec Brian Johnson, signe une introduction au bottleneck sur Stormy My Day pour un résultat surprenant, proche des racines musicales des Australiens. Puis il y a ce chant de Brian Johnson justement, un chanteur que l'on aime dénigrer et qui peut se montrer énervant. Ici, sa prestation est époustouflante. Il faut retourner loin en arrière dans la carrière du groupe pour retrouver pareille qualité. Moins brouillon que sur The Razors Edge, plus diversifié que sur le Back In Black, il brille littéralement sur ce Black Ice. Si quelques choeurs sympathiques (donc réussis) viennent l'épauler de temps à autres, on est loin du refrain en forme d'hymne définitif habituel au groupe. Ici, c'est plus nuancé (écoutez le superbe Anything Goes pour vous faire une idée de ce cru 2008), l'auditeur doit se familiariser avec cet opus particulier chargé jusqu'à la gueule. En effet, l'ensemble est découpé en quinze courts morceaux pour moins d'une heure de musique.

Et c'est peut-être là que réside le défaut majeur de cet album. En effet, un ventre mou vient déborder comme la panse d'un buveur de bière bavarois. Spoilin' For A Fight ou encore Decibel passent moins bien. Pas qu'ils soient mauvais, mais ils sont passe partout et ne font pas montre d'une grande inventivité. Puisque sous l'impulsion de O'Brien AC/DC a su se renouveler, il est dommage que certains morceaux ne tiennent pas la cadence. Il aurait peut-être été plus judicieux d'écarter certains titres pour ne garder qu'un nectar pur et riche. Il n'empêche que ce Black Ice est hautement recommandable et qu'il va certainement figurer sur la liste des albums incontournables d'AC/DC.

Alors écoutez ce disque, laissez-vous surprendre et savourez-le. Avec Metallica, c'est le meilleur come back de cette année 2008. En espérant qu'il ne faudra pas attendre dix ans pour que le groupe nous invite à nouveau dans une virée grivoise.

 8 
10

Rien de nouveau !



Pour ma deuxième chronique je propose un album vieux et récent en même temps. Le groupe en effet, a déjà connu quelques guerres mais pourtant cet album est récent. Je parle bien sûr du Black Ice de AC/DC. Certes, vous me direz, AC/DC, que ce soit en 1980, en 1990 ou en 2000 c'est toujours la même chanson !! Snif ! Bah pas tant que ça. J'admettrais que les chansons de AC/DC possèdent toutes le même schéma. Mais dire que ce sont les mêmes ? Ho la oh, je vous prie ! Bref, à présent, attardons nous sur cet album composé par les quelques survivants du vrai hard rock...

L'album commence avec un morceau culte, « Rock'n'roll train ». Ça casse pas trois pattes à un canard mais ça donne une pêche d'enfer. Malgré un solo d'Angus un peu...simple, le riff est vraiment d'enfer.
Le deuxième titre, « Skies on fire » est un peu la chute de l'album, la chanson décevante. Le riff est très space, et plutôt bof. Sur le coup, j'ai pas été impressionné, mais plutôt déçu.
Heureusement, le troisième titre, « Big Jack » rattrape parfaitement la qualité de la chanson précédente. Un riff d'enfer, vraiment génial. Un solo comme on les aime. Big Jack est un des meilleurs morceaux de l'album.
Continuant sur leur lancée, AC/DC nous offre une chanson incroyable, inédite par rapport aux autres chansons, « Anything Goes ». Magnifique, tout simplement. Ce morceau est plus que culte ;-)
« War Machine », chanson suivante, nous met en présence d'une intro de basse. Assez sympa, le reste est sur la même tonalité. Un morceau que j'aime, sans faire partie de mes préférés. Le riff est tout de même excellent.

Mais, ohhh, tellement de bons morceaux de suite. Il fallait qu'un morceau déçoive après tout ça. « Smash'n grab » en effet est assez plat. Très bof sauf le solo, qui lui sauve la part. Tout comme la chanson suivante d'ailleurs « Spoilin' for a fight ». Le morceau est sympa mais ne révolutionne vraiment rien et bon, niveau composition, c'est plutôt bas.

Mais, ahhh ! Deux morceaux bof de suite devaient être réparés. C'est là qu'intervient « Wheels », une de mes chansons favorites. Un bon riff, bon refrain, ça donne la pêche, le chanteur est top, un excellent solo. « Decibel », chanson suivante, est assez sympa mais est plutôt banale en somme par rapport au début.

On revient en excellent terrain avec « Stormy May day ». Un bon morceau, vous l'aurez compris, avec un excellent riff, une très bonne voix. Mais, tiens, que se passe-t-il ? Déjà fini ? Ben ouais, courte chanson, qui cache un énorme potentiel.

« She likes Rock'n'roll » excellente ! Là on rentre dans du très bon, de celles qu'on écoute en boucle. Le riff est vraiment très bon, malgré qu'il soit classique. « Money Made » est la dernière chanson un peu banale de l'album. Trop classique, elle n'apporte pas grand-chose à AC/DC. Au final, une chanson que j'écoute pas souvent.

Il reste trois chansons. Seront-elles à la hauteur ? Globalement oui ! « Rock'n'roll Dream » est tout simplement l'une de mes préférées de l'album. Ça commence doucement, style ballade. Ensuite, le refrain se fait plus hard, mais ça reste très calme. Vraiment, un chef d'œuvre ! « Rockin all the Way » est assez sympa, on revient en terrain connu. C'est du pur style AC/DC, sans révolutionner le genre. Gentil quand même ! Enfin, la chanson-titre. Il aura fallu attendre environ 50 minutes pour enfin arriver à « Black Ice ». Assez spécial, assez bluesy, riff sympa. On accroche assez rapidement. Mais es-ce assez pour donner son nom à l'album ?

Je finirai cette chronique en conseillant cet album à tous les fans, à tous les moins fans, à tous les néophytes. Même si Highway to hell et Back in Black restent deux œuvres cultes, Black Ice est tout de même un des meilleurs albums que ce groupe australien a pu composer. Merci à eux !

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par Filofax, le 9 mai 2009
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Sortie : 20 octobre 2008
Genre : Hard Rock
Label : Columbia Records
Playlist :
1. Rock 'n' Roll Trainculte !culte !
2. Skies On Fire
3. Big Jackà écouter en premier
4. Anything Goesculte !culte !
5. War Machineà écouter en premier
6. Smash N Grab
7. Spoilin' For A Fight
8. Wheelsà écouter en premier
9. Decibelà écouter en premier
10. Stormy May Dayà écouter en premier
11. She Likes Rock N Rollculte !culte !
12. Money Made
13. Rock N Roll Dreamculte !culte !
14. Rocking All The Way
15. Black Ice
écouter : Ecouter l'album


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